7 étangs et mares à voir dans l'Allier, du plus sauvage au plus aménagé
24 août 2026 · La rédaction de Sortir en Auvergne-Rhône-Alpes · Allier
Dans l’Allier, les étangs et les mares ne sont pas de simples points d’eau : ils dessinent des paysages, abritent une faune discrète et racontent des histoires locales. Certains sont des réserves naturelles où l’on guette les libellules, d’autres des plans d’eau fréquentés pour la pêche ou la baignade. Voici sept d’entre eux, choisis pour ce qu’ils offrent de particulier, du plus secret au plus accessible.
1. Mare communale des Gannes – Marcillat-en-Combraille
À l’écart des routes, cette mare communale est un vestige de l’époque où chaque village en comptait une pour abreuver le bétail. Aujourd’hui, elle attire surtout les naturalistes : ses berges en pente douce sont couvertes de joncs et de carex, et l’eau, souvent trouble, grouille de tritons et de grenouilles rousses. Un panneau discret rappelle son rôle passé, mais c’est l’absence de toute infrastructure moderne qui frappe – comme si le temps s’était arrêté.
2. Mare communale de Frontenat – Ronnet
Moins connue que sa voisine de Chaumont, cette mare se niche dans un creux de terrain, entourée de haies et de vieux chênes. On y accède par un chemin de terre qui serpente entre les prés, et l’endroit est surtout fréquenté par les habitants du hameau voisin. L’eau y est si calme qu’elle reflète parfaitement les nuages, et les canards colverts y nichent en paix. Un banc en bois, installé par la commune, permet d’observer les allers-retours des poules d’eau sans les déranger.
3. Mare communale de Chaumont – Sainte-Thérence
Contrairement aux autres mares du département, celle-ci a été partiellement réaménagée pour accueillir le public. Un petit sentier en boucle permet de faire le tour de l’étang, et des panneaux expliquent la flore locale – notamment les massettes et les lentilles d’eau. En été, les enfants viennent y pêcher des écrevisses, et les pêcheurs du dimanche y tentent leur chance. Le lieu reste modeste, mais c’est justement cette simplicité qui en fait un bon point de départ pour une balade sans prétention.
4. Boire des Carrés – Saint-Rémy-en-Rollat
Ce n’est pas un étang, mais une ancienne « boire » – un bras mort de l’Allier – qui a gardé son nom d’autrefois. Les berges sont bordées de saules et de peupliers, et l’eau, peu profonde, est un refuge pour les oiseaux migrateurs. En automne, les feuilles des arbres se reflètent dans l’eau stagnante, créant un miroir doré. Le site est peu fréquenté, car il n’y a ni parking ni sentier balisé : on s’y rend comme on irait chez un voisin, par un chemin de terre qui part du village.
5. Espace Naturel Sensible de la Vauvre – Nassigny
Ici, l’étang n’est qu’un élément d’un paysage plus vaste, où landes, tourbières et boisements se succèdent. La Vauvre est un site protégé, et la faune y est particulièrement riche : on y observe des busards des roseaux, des rainettes vertes et même, avec un peu de chance, des loutres. Un sentier sur pilotis permet de s’approcher de l’eau sans piétiner les zones fragiles, et des observatoires discrets sont installés pour les ornithologues. L’endroit est idéal pour ceux qui cherchent à s’immerger dans un écosystème préservé, loin des foules.
6. Plan d’eau Marcel et Robert Jalicot – Saint-Germain-des-Fossés
Contrairement aux mares et étangs sauvages, ce plan d’eau est un lieu de loisirs très fréquenté. Aménagé pour la baignade, la pêche et les pique-niques, il attire les familles en été et les pêcheurs toute l’année. Les berges sont équipées de tables et de barbecues, et une petite plage de sable permet aux enfants de jouer au bord de l’eau. Le soir, les reflets des lumières du village voisin dansent sur la surface du lac. C’est un endroit où l’on vient pour se détendre, pas pour s’isoler – et c’est précisément ce qui en fait un lieu à part dans ce classement.
7. Découverte de la Forêt et du Pays de Tronçais par CAP Tronçais – Saint-Bonnet-Tronçais
Si l’étang de Tronçais n’est pas le plus spectaculaire du département, il est indissociable de la forêt qui l’entoure – l’une des plus belles chênaies d’Europe. Les sentiers qui le longent mènent à des clairières, des mares forestières et des arbres centenaires. En automne, les feuilles mortes tapissent le sol et se mêlent aux reflets de l’eau. CAP Tronçais propose des visites guidées qui mettent en lumière les liens entre la forêt, l’étang et les activités humaines (comme la tonnellerie). Ici, l’eau n’est pas seulement un paysage : c’est un maillon d’une histoire plus large.